Pollution de l’air et cancer de la prostate un risque accru chez les hommes exposés selon une étude choc
Les hommes vivant dans des zones urbaines congestionnées ou près des grandes routes peuvent être exposés à un risque accru de cancer de la prostate, selon une étude récente. Le cancer de la prostate tue environ 12 000 hommes au Royaume-Uni chaque année. L’étude, qui s’appuie sur les données de 220 000 hommes en Grande‑Bretagne et sur un suivi moyen de 13,7 ans, montre que ceux exposés à des niveaux plus élevés de pollution avaient 6,9 % de chances d’être diagnostiqués plus tardivement, et que ce risque augmente avec l’exposition. Les chercheurs estiment que le nitrate, ou NO3, provenant des échappements des voitures, serait le principal coupable. Bien que le mécanisme précis reste incertain, on sait déjà que l’azote, élément clé du NO3, peut nourrir la croissance des cellules cancéreuses. Cette étude s’inscrit dans une série de recherches examinant les liens possibles entre pollution de l’air et cancer de la prostate. La plupart des études ont porté sur les particules fines PM2,5, bien plus petites qu’un cheveu humain et capables d’être inhalées profondément dans les poumons. Mais dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont aussi examiné les effets de cinq des principaux constituants du PM2,5, dont NO3. Les experts appellent à des actions urgentes pour lutter contre la pollution de l’air après des preuves suggérant que les fumées liées au trafic et à l’industrie pourraient contribuer au déclenchement de la maladie, qui tue 12 000 hommes au Royaume-Uni chaque année. Le Daily Mail mène campagne pour mettre fin aux décès évitables dus au cancer de la prostate.
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Une étude sur 220 000 hommes révèle une hausse du risque liée à la pollution
L’étude, fondée sur des données de 220 000 hommes en Grande‑Bretagne et suivie pendant environ 13,7 ans, montre que, parmi ces participants, 5 % ont été diagnostiqués avec un cancer de la prostate. Les chercheurs ont estimé l’exposition à la pollution à partir du code postal. Les résultats suggèrent que la pollution est associée à une légère augmentation du risque global, et que NO3 aurait produit l’effet le plus important. Dans le cadre du Journal of Urology, les chercheurs de l’Université de Pékin précisent davantage les liens potentiels entre pollution et cancer de la prostate.
NO3 et PM2,5 le nitrate émerge comme le principal facteur et les constituants du PM2,5 examinés
Les chercheurs estiment que le plus grand contributeur est le nitrate NO3, provenant des échappements automobiles. Bien que la précision du mécanisme reste incertaine, on sait déjà que l’azote, composant clé du NO3, peut nourrir la croissance des cellules cancéreuses. En outre, l’étude portait sur cinq des principaux constituants du PM2,5, dont NO3, afin d’évaluer leurs effets sur le risque de cancer de la prostate. Les auteurs écrivent dans le Journal of Urology: « Nos résultats suggèrent que « où vous vivez » compte aux côtés de « qui vous êtes » (génétique) et de « ce que vous faites » (mode de vie). » « Nos résultats soulignent l’urgence de cibler les sources d’émission de nitrate, en particulier le trafic et l’agriculture, pour réduire la maladie. » Le Daily Mail a par ailleurs souligné que la campagne pour mettre fin aux décès évitables dus au cancer de la prostate se poursuit, et Prostate Cancer UK appelle à des dépistages systématiques. Environ 63 000 hommes au Royaume-Uni reçoivent chaque année un diagnostic de cancer de la prostate. Le Daily Mail, avec Prostate Cancer UK, milite depuis longtemps pour offrir des tests PSA réguliers dans le cadre d’un programme de dépistage. Les hommes peuvent vérifier leur risque via le site prostatecanceruk.org/risk-checker.
Implications et dépistage PSA appels à l’action
La pollution de l’air pourrait influencer le risque de cancer de la prostate et les chercheurs appellent à des actions urgentes pour réduire les émissions, notamment le NO3 issu du trafic et de l’agriculture. Le cancer de la prostate touche environ 63 000 hommes au Royaume‑Uni chaque année. Le Daily Mail, aux côtés de Prostate Cancer UK, mène une campagne de longue haleine pour que les hommes bénéficient de tests PSA réguliers dans le cadre d’un programme de dépistage. Les hommes souhaitant évaluer leur risque peuvent utiliser l’outil de dépistage sur prostatecanceruk.org/risk-checker.