La cocaïne est partout et un proche peut le cacher — les signes d’un secret chez quelqu’un que vous aimez révélés par le Dr Max Pemberton
Janvier est traditionnellement le mois des nouveaux départs. Dry January, abonnements à la salle, résolutions ambitieuses : nous décidons collectivement de freiner après les excès de Noël. Mais pour certaines personnes, la fête ne s’arrête pas. En fait, l’usage de drogues et en particulier la cocaïne peut s’intensifier. Partout au Royaume‑Uni, l’utilisation de cocaïne a atteint des proportions épidémiques, et la période des fêtes est le moment culminant. Le Royaume‑Uni est désormais le plus grand consommateur de cocaïne par habitant en Europe et le deuxième au monde (derrière l’Australie), selon un rapport de l’OCDE de 2023. Kristian Vanderwaeren, chef du service des douanes et accises de Belgique, décrivait mémorablement décembre comme « White Christmas – la période où la poudre blanche tombe en masse du ciel » après que ses agents eurent saisi dix tonnes de drogue destinées à la fête européenne sur un seul cargo à Anvers. Dix tonnes. Ainsi, alors que janvier arrive et que nous sommes censés tourner la page et recommencer, il est utile de se demander : quelqu’un que vous aimez lutte‑t‑il pour arrêter ? Le verriez‑vous même s’il avait une habitude de cocaïne ?
In This Article:
- La réalité cachée des utilisateurs de cocaïne
- Les signes visibles et subtils d’une addiction
- Du social à l’auto-médication : le signal d’alerte
- Le rôle du climat et le trouble affectif saisonnier
- Appeler à l’aide en 2026 : comment soutenir
- Témoignage : Caroline Peaty et le poids du silence familial
- La culture thérapeutique américaine et le risque d’isolement
- Les urgences et les soins de santé : redonner accès
- Une application pour soutenir les habitudes saines
- Bonne nouvelle pour les femmes sous HRT
La réalité cachée des utilisateurs de cocaïne
Dans mes années de psychiatre, j’ai vu la cocaïne détruire des vies, des relations et des carrières. Or c’est une drogue qui se cache souvent en plein jour. Contrairement à l’héroïne ou au crack, que l’on associe à une détérioration physique évidente, les utilisateurs de cocaïne peuvent apparaître parfaitement fonctionnels, du moins au début. Ils occupent des emplois, entretiennent des relations et semblent bien. Jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus.
Les signes visibles et subtils d’une addiction
Le signe le plus évident est un sniff fréquent ou un nez constamment qui coule. La cocaïne endommage les passages nasaux, donc les utilisateurs ont souvent les narines irritées ou des saignements de nez. Mais il existe d’autres indicateurs plus subtils. Surveillez des poussées soudaines d’énergie et de loquacité suivies de chutes d’énergie et d’irritabilité. La cocaïne est un stimulant, donc les utilisateurs expérimentent des pics et des creux marqués dans leur humeur et leur énergie. Des problèmes financiers constituent un autre signal d’alarme. La cocaïne est coûteuse – une habitude peut facilement coûter des centaines de livres par semaine – ainsi une personne en difficulté peut soudain manquer d’argent, emprunter de l’argent ou vendre des biens. Ils peuvent devenir secrets concernant leurs dépenses ou se mettre sur la défensive lorsque l’on les interroge. Des changements dans les habitudes de sommeil sont fréquents aussi. Les utilisateurs peuvent veiller jusqu’à tard la nuit, puis dormir pendant de longues périodes. Leur appétit peut fluctuer fortement. Et surveillez les changements de personnalité : plus de confiance frôlant l’arrogance quand ils sont sous l’effet, suivie d’anxiété, de paranoïa ou de dépression lors du retombement.
Du social à l’auto-médication : le signal d’alerte
Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est lorsque l’usage de cocaïne passe d’une activité sociale à quelque chose qu’ils font seuls. Si quelqu’un l’utilise lors de fêtes entre amis, c’est déjà préoccupant. Mais lorsqu’ils l’utilisent à la maison, seuls, un mardi soir, c’est un avertissement sérieux. Cela suggère que la drogue est passée de loisirs à auto‑méditation, souvent pour des problèmes de santé mentale sous‑jacents tels que la dépression ou l’anxiété.
Le rôle du climat et le trouble affectif saisonnier
Il existe aussi un motif saisonnier à comprendre. Nous savons que les taux de dépression augmentent pendant l’hiver, ce que l’on appelle parfois le trouble affectif saisonnier (TAS). Pour les personnes vulnérables, la cocaïne peut sembler un raccourci vers l’énergie et la positivité qu’ils manquent. La période des fêtes de décembre a fourni à la fois l’opportunité et la permission sociale d’en faire usage, et pour certains, cette consommation évolue en quelque chose de beaucoup plus problématique avec des conséquences dévastatrices. Alors comment aider cette personne en 2026 ? Établissez des limites sur ce que vous tolérerez et ce que vous n’accepterez pas, et envisagez de chercher du soutien pour vous‑même par le biais d’organisations telles qu’Adfam, qui aide les familles touchées par les drogues. Janvier peut être le mois des nouveaux départs, mais pour ceux qui sont prisonniers de l’addiction, ce n’est qu’un autre jour de lutte. Si vous suspectez que quelqu’un que vous aimez utilise de la cocaïne, la chose la plus gentille que vous puissiez faire est de lui dire qu’il n’a pas à l’affronter seul.
Appeler à l’aide en 2026 : comment soutenir
Établissez des limites sur ce que vous tolérerez et ce que vous n’accepterez pas, et envisagez de chercher du soutien pour vous-même par le biais d’organisations telles qu’Adfam, qui aide les familles touchées par les drogues.
Témoignage : Caroline Peaty et le poids du silence familial
Adam Peaty et Holly Ramsay lors de leur mariage le 27 décembre 2025. Mon cœur est allé à Caroline Peaty, mère de l’olympien Adam, qui a partagé son angoisse après ne pas avoir été invitée à son mariage avec Holly Ramsay. « Je ne terminerai pas cette année en prétendant que tout allait bien », a-t-elle dit. « J’ai perdu une partie de moi‑même cette année que je ne retrouverai jamais. » La douleur de Caroline parle d’un phénomène croissant : des adultes enfants qui coupent les ponts avec leurs parents. Alors que ces enfants adultes se sentent souvent libérés, ce sont les parents qui souffrent le plus.
La culture thérapeutique américaine et le risque d’isolement
La recherche est claire sur ce sujet. Les parents écartés vivent un chagrin profond. L’abus, la toxicité et la dysfonction réelle existent dans les familles. Mais je m’inquiète de l’influence de la culture thérapeutique à l’américaine. Cette croyance étrange que la vie doit être parfaite et que quiconque provoque notre inconfort ou ne contribue pas à notre ‘bonheur’ doit être rapidement écarté. Mais la solution n’est pas toujours de bâtir des murs. Parfois, il faut continuer à parler, même lorsque c’est difficile.
Les urgences et les soins de santé : redonner accès
Des millions se présentent aux urgences pour des affections mineures, y compris la toux, les nez bouchés et — attendez‑vous à tout — les hoquets. Avant d’être trop critique : une toux qui persiste peut nécessiter un contrôle, et des hoquets persistants peuvent parfois indiquer quelque chose de sérieux. Mais les urgences, vraiment ? La solution n’est pas davantage de réprimandes. Il faut rendre les rendez‑vous chez le médecin généraliste accessibles, étendre les services pharmaceutiques et financer correctement NHS 111.
Une application pour soutenir les habitudes saines
Si vous avez du mal à maintenir des habitudes saines et des résolutions du Nouvel An, cette application astucieuse peut aider. Fixez des objectifs quotidiens tels que boire de l’eau, faire une promenade, se coucher à l’heure et, à chaque accomplissement, vous nourrissez un oiseau virtuel, un pinson. Cela peut sembler enfantin, mais je l’ai recommandé à des patients plus jeunes. Et elle est gratuite à télécharger sur finchcare.com.
Bonne nouvelle pour les femmes sous HRT
Une grande revue d’études impliquant plus d’un million de femmes a montré que l’hormonothérapie de remplacement n’a aucun impact sur le risque de démence. Si la HRT vous aide à vous sentir mieux, il n’y a pas de raison liée à la démence d’arrêter.